Souviens moi.

Souviens moi.

J'ouvre. Flamme du début. Incandescence du moment, elle allume une histoire. L'odeur du gaz s'échappe de cette page entamée. Elle se consume, lentement, doucement, fébrilement. Nicotine d'un moment désiré, elle se place, en cible d'un manque. Entre mes doigts, la douceur de la feuille, dans mes narines, l'acidité de son odeur. Mes poumons toussent, mon c½ur commence une longue apnée. Chavirement de l'instant voulut, le vent, des tempêtes restent les ombres à ce délice interdit. L'air sur ma peau refroidie par la saison laisse apparaître des traces de brûlures, cicatrices du passé, la fumée qui est alors, mon unique source de chaleur ,réchauffe durement les souvenirs. Mes doigts se crispent sur ce bout de papier, j'arrive au milieu. Le goût change, une teinte de mélancolie dans sa saveur. Je vois le filtre. Je connais cette fin. Je ne veux pas. Elle s'éteint. Non, ne m'abandonne pas. Du feu, une flamme vite. Furieusement, peur panique, je rallume. Une étincelle, oui .Elle s'échappe. Non, reviens. Impossible. Mes poumons brûlent, mon c½ur se noie. Prisonniére, j'étouffe. Un incendie de douleurs, des fumées de regrets nourrissent le souvenir de cette haine. J'ai chaud. Tu entends, j'ai chaud. Non, tu es loin. Je réessaie. Je n'y arrive pas. Je n'y arrive plus. Le gaz m'abandonne alors. Tout comme toi.


Mea Culpa.

# Postato lunedì 14 aprile 2008 06:42

Modificato martedì 04 novembre 2008 10:14



Noir délicat, ténèbres gris, s'engagent. L'obscurité vient à pas velours. Tel un chat, elle se glisse, se niche, furieusement vile. Caresse doucement les cellules. Habillée d'un voile opaque, coiffée d'une pénombre sans fin elle tisse sa place. Son toit, un crépuscule aux notes mélancoliques, sa porte, une nébuleuse nostalgique. Les nuages épais endorment les sentiments. Le vide creux frappe doucement. Frappe, encore. Une échappée de lumière d'un astre inconnu éclaire cette tempête de peine . Un fin fil gris, espoir d'un bonheur au bas de la porte. Un soir ombreux qui, doucement, prend forme. Un lourd et sensible silence, reste seul bruit.


La nuit s'installe à l'interieur.
Et, pourtant. Je t'ai aimé.




Merci à Max,pour la vidéo. (L)

# Postato giovedì 10 aprile 2008 12:30

Modificato martedì 04 novembre 2008 10:14





Rythme lent, tourne les minutes, emporte les secondes. Symphonie douce, glacée par des courants au souffle lancinant. Danse maîtrisée, originale chorégraphie mêlée de pas rapides, entre- chats croisés. Grâce des cordes, balançant au bruit des cuirs, tambours creux qui annoncent la révérence. Glissement mélodieux, sensualité de notes échappées. Envolée de fa et de la, course de do et de ré. Electrique sensibilité, caresse ma peau, piano.Moulin de sens, émotions attrapées en vol.

La mélodie de mon Coeur
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# Postato domenica 06 aprile 2008 10:25

Modificato martedì 04 novembre 2008 10:14

Elle se réveille inconsciemment. Blottie à l'intérieur, elle attend. Haine vivace et menaçante, Elle observe, s'échappe à chaque contrariété. Elle est là, toujours plus grande, et continue, inlassablement, élève le mal. Amour animal et sauvage, sans demander, elle s'installe. Sans crier gare, elle s'échappe. Raison d'une fatigue infinie, d'une chaleur constante. Elle s'éclipse, mais reviens aussi vite. Présente dans la poitrine, la gorge, les mots, elle est la base de la carapace. Elle protége, détruis aussi vite qu'elle arrive. Aussi dangereuse que fragile, les paroles vomissent des flots de regrets lorsqu'elle se présente. Prétentieuse et incomprise, elle regarde d'un ½il hautain ces critiques et l'inconscience qu'elle incite. Provocante, elle a pour ambition de tout emporté derrière elle. Elle ne reviens jamais dormir, sans ayant laissé traces de son passage.Ouragan téméraire, elle révolte le bon sens. En sa présence, le vrai, le faux, le mal, le bien, n'ont plus de sens.La conscience est touchée, l'esprit incontrôlable.Les membres tremblent, des envies de serrer des gorges éblouies l'instinct de survie.
Jalousie Maladive, je te hais.

# Postato sabato 29 marzo 2008 10:50

Modificato martedì 04 novembre 2008 10:14

"C'est toi qui as les dés maintenant. Vas y lance, on verra si la case départ serra encore mon point de chute. Tu peux sourire, c'est moi qui vais gagner. Je ne suis pas du genre bonne joueuse, alors, je vais tricher. Tes règles ne seront pas les miennes, j'en ai marre de finir dernière à ce jeu. Alors, qu'est ce que tu attends? Vas y, avance ton pion. Lance je te dis. Tu as peur. Si, tu as peur. Alors pourquoi tes mains tremblent sur ce foutu dés? Non, tu ne gagneras pas, pas avec moi. Les dernières n'ont pas été assez stratèges, elles ont suivis une ligne qui n'est pas la mienne.C'est pour ça qu'elles sont restées derrière, à te regarder triompher. Mais je ne te laisserai pas ce plaisir.Oh, non, crois moi.Je suis bien plus vicieuse que toutes celles qui se sont retrouvées à ma place ces derniers temps.Alors, oui.Tu peux avoir peur, parce qu'ici ce n'est plus de l'amusement, mais notre jeu.Le règlement? Il n'existe pas.Ne pose pas de questions, il n'existe pas,point. Comment sait- on qui gagne? C'est très simple.Le premier qui tombe, l'autre l'écrase.Non, il n'y a pas de joker. Comment, cruelle? Non, comme toi. Tu vois, ca fait bizarre d'avoir réellement un adversaire à sa taille.Les autres n'ont été que des petites joueuses, moi je suis mauvaise perdante. Quand tu comprendras que nous sommes deux tyrans face à face, alors peut-être auras tu une chance de m'achever.Pour l'instant, lance moi ce dés."

# Postato domenica 23 marzo 2008 07:29

Modificato martedì 04 novembre 2008 10:14