J'ai déménagé dans une autre ville,un autre pays,une autre vie. Oui,j'ai mentis. Sur le billet,seul était écris aller. Comme avec toi.
Je m'étais installée dans tes bras,blottie dans des mensonges ,bercée par un bonheur silencieux,étouffée dans une souffrance. J'ai noyé ma tristesse dans du liquide,j'ai vendu trop de moi-même,brocanté un peu de nous. J'ai dépassé facilement des limites,l'éthique en moins. J'ai tout oublié,le temps,les notions,forgé celle du mal.
Je vais me retrouver,éviter de crever dans le passé, peut être tout simplement,quitter le futur ,et finir par tromper le présent. La seule fidélité que je m'accorderai serra celle de mes mots. Libertins des sentiments, on s'est finalement enlacés,pour mieux périr. Je vais payé mon erreur ,créditer ma connerie,pour au final,finir par être endettée de souvenirs. À quoi bon retenir les jours,attraper des nuits,et finir par se remplacer dans un amour haineux.
J'ai longtemps été captivée par notre blessure ,pour finir par me lasser d'une cicatrisation trop longue.
Je n'oublie pas,je retiens. J'ai perdu tes pas,oublié ta trace.Et me rendre compte au bout du chemin que j'ai seulement fait l'amour à une ombre trop longtemps,que j'ai fini par croire que j'embrassais ta peau. Des illusions passionnelles ,je pense.
Où es-tu.


Peut on désirer sans souffrir.

# Posté le lundi 16 juin 2008 15:24

Modifié le mercredi 01 octobre 2008 15:34

Rester Provisoire.

 Rester Provisoire.


« Ne me parlez plus de bonheur et de toutes les conneries qui tournent autour. Je déteste le bonheur .Il vous enferme dans ses bras chauds,vous apprivoise,vous enlace,vous efface. Vous murmure les mots que vous vous voulez entendre,vous rends perméable à tout les sentiments. Vous lui faites l'amour,oubliez le temps avec,en fait ,non,vous oubliez tout. Jusqu'au jour où c'est lui qui vous baise,et vous comprenez que finalement,le meilleur amant reste le temps. Ses mensonges deviennent votre vérité, sa fuite les regrets, ses caresses l'oubli. Vous passez vos journées avec,à regarder la pluie glisser sur votre fenêtre,brûler vos souvenirs,effacer ce qu'il vous reste comme images ,et finalement, vous aide à sécher et à rendre l'acidité à vos larmes .Il finit par consoler vos chagrins,apaiser votre colère,endormir votre haine. Sa mélancolie reviens se coller à la place du c½ur. S'accroche à votre peau,se greffe à votre moelle,chaque cellules,une à une,et devient une partie de vous-même. Vous recommencez à devenir hermétique aux mots. La souffrance est remplacée par un vide,la musique devient alors un étrange silence interieur. Vous placez des océans,des gouffres entre chaque risques de retour d'émotions. Vous finissez vos derniers verres de songes,vous vous soûlez au passé. Vous réa cordez les insomnies de vos nuits, les cordes de votre peine. Et vous vous relevez,une fois de plus.Ou pas.»


Mais bordel pourquoi t'as fait ça . _





Photo: Avenue-des-faux-s0urires.

# Posté le jeudi 12 juin 2008 11:25

Modifié le dimanche 28 septembre 2008 06:36

Et écrire de mon encre vide, tout nos souvenirs. Te rappeler le temps qui s'en va,et toi qui ne reviendras pas. Te voir partir,ne pas me retenir,et s'oublier.Mes ailes sans plumes,mon regard absent, je vais continuer,sans toi. Je t'aurais dédié des mots,mes maux,et certainement,un peu de moi,après tout. C'est vrai, je n'ai pas toujours été sage,j'ai laissé bien des pages blanches,j'en ai tourné énormément. Et pourtant. A nos rendez vous ratés,où tu n'es pas venu,ceux que j'ai oublié,je n'efface rien. Un été pluvieux,un hiver froid,un printemps étrange. Je n'ai jamais réussis à y mettre le point final.
Et puis,doucement,ressentir un immense vide. Les saisons passent,le temps change,un goût amer de regrets se niche,prés du c½ur. Ou ce qu'il en reste.Tu n'as même pas pris le temps de me mentir ,tu es partis,sans un au revoir. Et calmer ma violence,apaiser ma haine,finalement,ne plus rien ressentir.
Tu étais venu m'attendre,qu'importe ce qu'on peut me dire. Une particularité qui restera,peut être serra t elle la seule. Je t'aime.


Tout s'en va.Mes portes se referment.
Je commence un sevrage de sentiments.
Et recommence à utiliser le passé.

# Posté le samedi 07 juin 2008 03:30

Modifié le mardi 04 novembre 2008 10:11

Virgin Suicide.

Virgin Suicide.




L'éclat du premier rendez vous,l'euphorie du jeu,la faiblesse du premier baiser,les promesses des premiers verres,puis des suivants.L'attente de la première nuit,la douceur des caresses par temps pluvieux,les lunes qui se suivent,les soleils qui se lèvent,à deux.On cesse de s'aimer pour tomber amoureux. Et on se lasse. Les heures perdues à se faire mal,les insultes s'envolent,et viennent s'écraser sur les c½urs.
Les blancs qui s'installent,on baise pour oublier et remplacer les dialogues. On se souvient d'hier,ne voit plus demain. On s'enlace,on s'efface,je m'épuise.On cherche de nouvelles chaleurs dans d'autres bras,on baise ailleurs. On bois,pour remplacer l'ivresse des nuits d'amour,alcoolisées de chagrins.On fume pour brûler les souvenirs.
On recommence à aimer. Et on souffre.

# Posté le jeudi 29 mai 2008 15:19

Modifié le mardi 04 novembre 2008 10:11

Si je reste un peu.

Si je reste un peu.


Et ces futiles idylles qui m'ont détruites. Émiettées par des histoires volées au futur absent, je te dis non. C'est cent fois pire de simuler notre bonheur, de mentir sur mes sourires, les larmes ont pris place depuis longtemps. Aux baisers volés, des promesses où la vérité n'est plus, je te dis non. Pourquoi m'abandonner pour toutes ces filles faciles.Regarde moi, face à ton avance, le non de mon indifference.Mes draps salis par des mensonges aux couleurs noircies, je laisse la chaleur de tes bras noyer d'autres prisonnières.Sans concessions, tu m'as torturé pour d'éphémères amours, à tes grandes promesses, j'ai souvent dit pardon.Aux escuses, qui m'implorent de revenir, invente et rend toi irrésistible, je laisse à d'autres tes filets et ta douceur tiède. Ne jure plus, je suis depuis longtemps athée de tes mots sucrés.Pêché qu'est de t'aimer, c'est sans façon que je te ferme ma porte, ma voix, mon coeur.Tu peux m'expliquer toutes ces nuits acides, ma faiblesse me répond non.Avec plaisir, j'ai laissé tomber ma frayeur de te voir partir.Pour m'apprivoiser, face à ta consciente chaleur, je te dis non.
Mais si je reste,je veux de tes promesses,des souvenirs et un lendemain possible.Si je reste, je veux voir l'ivresse sur ton visage,si je reste,je veux de ces images,une peinture aux couleurs nacres,pastelles de nos nuits d'amour.Si je reste,je veux les larmes,les cris,l'éclat,preuves d'un bonheur absent.Si je reste,falsifie mes actes,mes droits,mes choix,mes interdits,et ne crois pas à ma vérité.Si je reste ,je veux de ta peau sur mes lèvres, tes mots soufflés dans mon cou.Noire qu'est ma tristesse,si je reste,promet moi de ne plus partir.




Si je reste, un peu. Donne moi du temps.

# Posté le jeudi 22 mai 2008 12:20

Modifié le mardi 04 novembre 2008 10:11